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De l’alambic á la distillerie

Posté le 25.02.2013 09:28

    Les origines de la distillation remontent à une époque où le distinguo entre l’art, l’artisanat et la science n’était pas encore aussi manifeste. Avant que vous commenciez de pratiquer la distillation, nous vous invitons à lâcher prise, à vous défaire en pensée de toute notre technologie moderne et à vous familiariser un tant soit peu avec la genèse de la distillation et l’origine des alambics.

Histoire de l'alambic et de la distillation

La distillation per ascensum

La distillation per ascensum en image L’antiquité savait déjà distiller per ascensum sans alambic. On chauffait p.e. de la résine et on étendait de la laine sur l’ouverture du pot. La vapeur s’élève dans la laine, et une fois le chauffage terminé, on exprime la laine imprégnée d’huile.

 la distillation per descensum

La distillation per descensum en image La distillation per ascensum, laquelle nous intéresse, n’était pas la seule méthode de distillation, il y avait aussi la distillation per descensum. Voici une description de la distillation des copeaux et éclats de pin : « On les fait brûler dans une fosse au bas de laquelle on a placé horizontalement un canon de fusil qui répond à un trou extérieur plus bas que la fosse. On a soin de couvrir cette fosse pendant la combustion. La résine est détachée et liquéfiée par la chaleur et noircie par la fumée : c’est du goudron. » (Villeneuve, cité par Laurent Porte). Cette technique de distillation (avec laquelle on fabriquait aussi du cade y de la poix) était pratiqué dans la France depuis sept mille ans au moins (aussi pour la fabrication de la poix).


   Zozime, qui vivait du 3ème au 4ème siècle après Jésus-Christ est le premier à décrire un appareil propre à la distillation, un alambic. Zozime dit avoir vu à Memphis (Grèce), dans un ancien temple, un appareil « qui ressemble entièrement à celui que les chimistes arabes firent connaître, et que les chimistes du moyen âge appelèrent pélican… L’appareil distillatoire décrit par le savant de l’Ecole d’Alexandrie dut se répandre de bonne heure chez les Arabes, et servir, dans les contrées de l’Orient, à obtenir des eaux odorantes avec les végétaux aromatiques. Il est certain que l’on trouve dans les ouvrages arabes la mention très-expresse de l’alambic, dès le IXe siècle. En ajoutant au mot ambix, qui avait été employé par les savants grecs de l’Ecole d’Alexandrie, la particule arabeon eut le mot arabe al ambic, qui devint « alambic » chez les chimistes français du Moyen Age. » (Figuier)

   « Les Arabes avaient en effet une connaissance exacte de la distillation… De tout temps ils se sont occupés d’extraire l’arome des plantes et des fleurs, et ont porté successivement leurs procédés en Italie, en Espagne et dans le midi de la France. » (P. Duplais)
« Les premiers alambics servirent à fabriquer le fard à paupières connu sous le nom de khôl. Curieusement, quand les Arabes commencèrent à distiller le vin, ils donnèrent le même nom au produit obtenu : al khôl, «la chose subtile».

A suivre...
Au VIe siècle après JC
Dans le XIIIe siècle
Dans le XVe siècle
Dans le XIXe siècle

 

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